jean_sarkozyTraître ? Lui ? Jean ? Un traître ? Pourquoi ? Parce qu'il a trahi David Martinon ? Mais un type qui trahit Martinon, c'est pas un traître, c'est un génie. Martinon fait partie de ces types qui ne méritent que ça, qu'on les trahisse. Martinon... Moi, je le connais bien, ce peigne-cul. Et pour cause : ça fait des années qu'il fait le fayot auprès de Mon Maître et de mon ex-maîtresse. Et toutes ces années de cirage de pompes ont hélas fini par payer : une fois élu, sous la pression de sa sinistre ex, Mon Maître a eu la faiblesse de le nommer porte-parole de l'Elysée et, comme si ça suffisait pas, de le propulser tête de liste à Neuilly. Fonctions dans lesquelles il s'est révélé d'une nullité encore jamais atteinte dans toute l'histoire de la Vème République. C'est bien simple, en tant que porte-parole de l'Elysée, il se bornait à dire : "pas de commentaire" ou "vous verrez bien" aux questions qui lui étaient posées. Facile comme boulot, non ? Tellement facile qu'en fin de journée, Martinon n'était jamais fatigué. Alors pourquoi pas, en plus, devenir maire de Neuilly ? "Après tout, je suis pas fatigué et Neuilly est imperdable", se disait-il, ravi de lui. Et Mon Maître ne sachant pas dire non à Martinon, voilà notre héro blaireau en campagne. Et là... Et là... : le fiasco. Comment dire ? Je ne sais pas si quelqu'un se souvient de Gérard Schivardi. C'était un des rivaux de Mon Maître aux dernières présidentielles (un rougeau à l'haleine anisée). Eh bien à côté de Martinon, Schivardi, c'était un virtuose de la communication politique. Vraiment. Le Martinon candidat était le même que le Martinon porte-parole. Le même, en pire. Nullissime. Aux habitants de Neuilly cherchant à en savoir plus sur leur futur maire, il répondait : "pas de commentaire" ou "vous verrez bien". Le reste du temps, il traitait les neuilléens de "vieux", et n'achetait jamais la moindre petite salade aux commerçants de la ville, préférant leur en raconter de grosses. Imperdable pour la droite, Neuilly ? Pour Martinon, rien n'est imperdable. Rien. Et surtout pas sa dignité. Ce type, c'est une catastrophe. Mais lui, quoi qu'il fasse, il se trouve très bon, excellent même. C'est bien le seul. Car si Mon Maître, manipulé par une folle, n'a pas su dire non à Martinon, les habitants de Neuilly, rebelles par nature, lui ont dit "non, non". Et Jean l'a achevé. Avec je dois dire, beaucoup d'élégance et de brio. Martinon, non, non, non et non. Bon débarras. Quand l'ambition de quelqu'un dépasse à ce point son talent, il faut que quelqu'un l'arrête. C'est Jean qui a dit stop. Et lui au moins il n'en manque pas, de talent. J'espère que, comme Mon Maître, il ne manque pas non plus d'ambition. Jean, on dirait Mon Maître avec une coiffure de surfeur hawaïen. Mêmes gestes enveloppants, même ton rassurant, même beauté, même charisme. Même carrière ? Sûrement. On croise les doigts en tout cas... Jean, il a tout de Mon Maître. Il a même 2 choses en plus : 20 cm et un succès fou auprès des filles. A son âge, Mon Maître, il ne plaisait qu'aux plus désespérées. Tout ça a heureusement bien changé. Hein Carla ? En quelques jours, Jean Sarkozy est devenu une star. Sa popularité a littéralement explosé. Celle de Mon Maître est malheureusement pas au top en ce moment. Peut-être qu'il devrait oser la perruque blonde.