61MaireDimanche dernier, on s'est pris une claque. Quel gâchis. Mais putain ils peuvent pas faire comme Mon Maître tous ces cons de candidats. Enfin, c'est quand même pas si dur, merde. Alors Mon Maître, lui, il s'est fait triomphalement plébiscité par la France entière, et cette bande de connards n'est même pas foutue de se faire élire maire dans des villes moisies de 38 000 abrutis. C'est quand même incroyable, non ? Vous voulez mon avis ? Je pense que ces candidats, c'est une vraie bande de bons à rien. Ouais, des-bons-à-rien. Et je mets ma papatte à couper que la plupart d'entre eux n'ont jamais été élus, même pas délégués de classe dans de leur lycée agricole de losers ou mister camping dans leur camping préféré de la Grande Motte. Des zéros. Tous autant qu'ils sont. Mais après tout, on a les candidats qu'on mérite. Ils sont là, ils sont là. C'est comme ça, il faut faire avec. De toute façon, maintenant y a leurs gueules couperosées sur les affiches et leurs noms à la con sur les bulletins, on peut plus les virer. Surtout à trois jours du second tour. Mais je comprends que certains électeurs soient réticents. Parce que dans certaines villes, on a vraiment l'impression qu'il suffit d'être le plus con pour avoir le droit de représenter les autres. Mais enfin bon. Maintenant il est trop tard pour avoir des regrets. Alors il faut se bouger le cul. Allez, allez, au boulot. Mon Maître leur a montré le chemin, ils n'ont qu'à le suivre. Sa méthode a fait ses preuves, non ? Alors, ils n'ont plus qu'à répéter ses formules et à s'inspirer de son style. C'est pas parce qu'on a pris une claque au premier tour qu'on doit tendre l'autre joue au second. Le temps est compté mais rien n'est perdu. Alors voici, pêle-mêle, le rappel de quelques principes de base. On ratisse les villes, quartier par quartier, immeuble par immeuble, appart par appart. Aucun électeur en âge de voter ne doit être oublié. On dit à chacun bien plus que ce qu'il n'a jamais espérer entendre dans la bouche d'un candidat. On blague, on rit, on tape dans le dos et on lève le coude. On trouve tous les commerçants formidables. On promet, on promet et on promet, tout, le contraire de tout, et à tout le monde. On dit que le chien est beau et qu'il a l'air gentil (ça marche aussi avec les chats, les enfants, les handicapés et les personnes âgées). On discrédite les programmes des adversaires et les adversaires eux-mêmes, au besoin en leur inventant des tares rédhibitoires (alcoolisme, zoophilie, incontinence, spasmophilie, strabisme, impuissance, gauchisme, etc., etc.). Mais j'insiste sur le point le plus important : on met le paquet sur les promesses ; les électeurs ont 6 ans pour les oublier, pour déménager, ou pour mourir. Voilà. Un peu de méthode n'a jamais fait de mal à personne. On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre. Maintenant la balle est dans votre camp. Veillez à ce qu'elle ne finisse pas dans votre tête. Une menace ? Non, c'est pas une menace, c'est une façon de vous motiver. Alors vous la voulez votre écharpe bleu blanc rouge ? Eh bien maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Arbeicht !